L’œil du Cyclone

Au détour d’une expérience méditative, j’ai pu percevoir un élément important.

Parfois, je me sens emportée, submergée, dépassée par le flot tumultueux de la vie. On parle typiquement de stress. Vous savez, cet état où l’esprit est embrumé par des pensées-émotions emmêlés. Dans ces moments, je ne suis plus disponible pour ce qui se passe en temps réel. Autour de moi, dans le monde environnant. Mais aussi en moi.
Comment cela se fait ? C’est que je ne suis pas placée au bon endroit.
Quand je dis « je », j’entends par là mon attention, ma conscience.  Mais si je reste centrée au cœur de mon être, tout peut bouger autour de moi. Je ne vacillerai pas. Si je garde à l’esprit que je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, alors le soufflé mental retombe. Je suis ce qui perçoit chaque objet dans ma conscience.

Concrètement, comment être en son centre, calme et serein.e ?

Il suffit de retourner au corps, encore et en corps. Poser sa conscience sur les sensations des pieds à la tête, en prenant le temps de ressentir, d’apprécier l’intensité, la température, le volume, le poids, l’agréabilité.  Encore et en corps. Avec la douceur d’une mère. Tirer par la manche notre attention, et lui dire « Reviens par là ma chérie », « Encore ». La respiration aussi peut être observée, accrochée par l’attention pour rester en soi. Chez soi, avec soi.

 

cyclone
Je suis le centre. Tout peut s’agiter autour de moi.
Publicités

La Force du nymphéa

Les poissons ne se noient pas. Les oiseaux ne tombent pas du ciel. Ils sont en harmonie avec leur élément. Quel est notre élément à nous, créatures humaines ? Pourquoi est-ce si difficile pour nous d’atteindre un équilibre ?

Tendus entre le ciel et la terre, nous tremblons. Tombons parfois, mais nous relevons souvent. On chancelle, sur le fil de la vie. Tantôt les bras vers le ciel, tantôt prosterné front contre sol.

Et si…. et si nous écoutions. Notre cœur, source d’intuition juste et claire. Plutôt que notre tête, lourde et confuse.
Et si… et si nous contemplions la rare beauté de l’instant.
Et si…et si nous prenions le temps de nous émerveiller, d’aimer et de chérir la vie qui bat dans notre poitrine, dans le clapotis de la pluie, dans la sève qui pulse…
Et si… et si nous choisissions l’Amour plutôt que la Peur, nous nous élèverions, comme le nymphéa traverse la fange. Transcendant son existence et offrant sa Beauté courageuse au monde.

 

 

Courage, transparence et conscience

Je saisis le courage à l’intérieur de mon coeur, et j’ose être ici, face à toi. J’ose me tenir nue dans mes mots, vivante et authentique.
J’ose être qui je suis, dans la plus grande transparence, laissant apparaître les reliefs de ma personnalité, éludant tout paraître
Je suis, ce que je suis en train d’être. Rien de plus, rien de moins
Regarde moi. Sens moi en toi. Je suis dans ta conscience, simplement en étant dans la vasque de tes perceptions

Pourquoi chercher à transformer une sensation? Une pensée ou un son ? L’éphémère n’est il pas supportable ?
S’opposer à la présence d’une perception, c’est y fixer ton attention, et y imposer une résistance. De ce fait, tu la cristallises, rendant la douleur souffrance.
Autorise toi. Autorise toi à ressentir, la peine comme la joie, la mélodie comme le vacarme, le sucré comme l’amer. Nous sommes le ciel qui accueille les nuages voyageurs, lourds ou sombres, légers ou clairs. Sans jugement. Avec l’amour inconditionnel nécessaire pour les laisser apparaître puis repartir.
Est ce possible pour toi de prendre conscience de ta capacité à être aussi souple, autant en amour avec la Vie ?
Regarde moi. Sens moi en toi. Je ne suis rien d’autre qu’un prolongement de toi. En toi. Pour toi. Ici. En cet instant.

10245589_10152673645172731_4368557759598733652_n